Les joueurs du centre de formation n’ont pas le temps de s’ennuyer. Explications.
Pour faire simple, un centre de formation est une structure qui permet d’allier basket à haute dose - 10 heures d’entraînement hebdomadaires - et scolarité normale. Les minimes qui ont la chance d’être internes au Pôle Espoirs (CREPS de Boivre) sous la responsabilité de Gwénaël Pestel participent à 4 entrainements par semaine avant de retrouver leurs coéquipiers du PB86 le vendredi soir pour une dernière séance collective, puis le dimanche pour les matches. Tous internes, les cadets suivent leurs cours au lycée des Feuillants -ou à l’Université- et s’entraînent à Saint-Eloi, tandis que les espoirs qui évoluent en N3 sont au lycée ou déjà engagé dans un cursus post-bac, type Université, ou BTS…
« On ne badine pas avec la scolarité »
Après une coupure le lundi (lendemain de compétition oblige), les jeunes apprentis basketteurs reprennent le chemin de la salle à 17h30, les mardi, mercredi, jeudi et vendredi. Et en prime, les mardi et jeudi midi, ils avalent une heure de préparation physique, « un travail essentiel pour leur progression » explique Andrew Thornton-Jones, responsable sportif du Centre.
En plus de ce menu copieux, les joueurs en formation doivent évidemment assurer côté cours. « On y tient énormément. Les études sont plus importantes que le basket. C’est ce qui leur assurera un avenir car très peu arriveront à vivre de leur sport… », admet Alain Renoux, directeur du centre de formation (*). Lui-même « sévit » aux Feuillants. Gare aux récalcitrants donc.
Comme des pros
Histoire de soutenir ses « pépites », le PB86 leur permet de suivre des cours de soutien dans plusieurs matières voire un accompagnement personnalisé. Comme sur le parquet, les jeunes se voient assigner des objectifs à chaque début de trimestre. On ne badine pas avec la scolarité au PB86… De même qu’on ne transige pas avec la santé des jeunes du centre de formation. L’été dernier, chaque joueur a passé un bilan cardiaque, morphologique et sanguin et, pendant la saison, trois médecins et un kiné ont veillé sur les bobos de ces messieurs. « C’est sans doute dans ce domaine que nous avons le plus progressé cette saison », note d’ailleurs Alain Renoux. Si l’on se résume, la vie d’apprenti basketteur au PB86 consiste à faire tout-comme-leurs-idoles… avec les heures de cours en plus !