Mulhouse : Le couteau sous la gorge

Photo :

Mulhouse ne sait pas voyager ! Quatre matchs... quatre défaites et la dernière chez l'une des équipes du bas de tableau en Pro B. Une fois de plus, les coéquipiers de Shawn Swords ont craqué dans les dernières minutes.

Hormis le match totalement raté à Levallois (menés d'un bout à l'autre et à peine 58 points marqués), les scénarios à St.-Quentin, Evreux et Poitiers se ressemblent. Les Mulhousiens sont distancés, reviennent dans la course (42-41 à la 20e' contre Poitiers), passent même en tête dans le dernier quart temps mais n'arrivent pas à faire le break.

Un scénario qui varie toutefois d'un match à l'autre, hormis quelques constantes : les pertes de balle et les passes ratées. A Poitiers, les Mulhousiens ont ainsi perdu 18 ballons (9 pour Poitiers) et ont vu ce même ballon intercepté à 9 reprises (un record !).

Rapidement à trois fautes

Côté rebonds, Mulhouse, après un premier quart temps catastrophique, n'a pas été régulier : 14 rebonds dont 12 défensifs les vingt premières minutes, 11 dont 8 défensifs durant la dernière mi-temps.

Enfin les fautes : les deux intérieurs Zach Williams et l'international tchèque Ivo Kresta (très loin de ses meilleures perfs avec seulement 3 points, 2 rebonds mais surtout 4 balles perdues) écopaient de leur 3e faute respectivement aux 12e' et 15e', Adell les rejoignait à la 27e', limitant les choix de l'entraîneur dans l'ultime quart temps.

Et c'est justement dans ce quart que la victoire des Poitevins se dessinait définitivement. Pourtant, après avoir été menés de 12 points (75-63 à la 32e'), les Mulhousiens réduisaient la marque, revenant à trois longueurs (76-73).

«Pas prêts dans la tête »

Mouhamadou M'Bodji, auteur d'un bon match, ne cachait pas sa déception. «Poitiers avait plus envie que nous ! Nous avons baissé les bras et on s'est fait manger aux rebonds. On n'est pas encore prêts dans la tête pour gagner à l'extérieur. »
Aymeric Collignon, l'entraîneur adjoint, est plus tempéré. « A domicile, sur ces mêmes moments, nous arrivons à contrôler et à passer. Il faut trouver ce qui coince à l'extérieur. La fin s'est jouée au mental... et nous avons été moins bons ! »

Même analyse pour Charles Bronchard, « on fait un premier quart temps horrible. On revient ensuite pour finalement se faire battre sur la fin. Il nous manque un petit quelque chose qui ferait la différence. Nous avons été spectateurs devant une équipe qui jouait sa vie. C'est toute la différence. Il faut trouver le déclic »... D'autant que Mulhouse s'apprête à recevoir samedi soir le leader de la Pro B, Vichy.

Alain Cheval

Publié le 13/11/2006

Partage

Permalien :
Facebook Twitter Google+ Pinterest

Actualités récentes

Toutes les actualités